SCOOP : Le chien idéal n’existe pas !

 

Certaines personnes acquièrent un chien, avec une idée bien arrêtée, en voici quelques exemples parmi tant d’autres:

– Retrouver le chien exceptionnel qu’elles viennent de perdre ou qui a enchanté leur enfance:

C’était le chien parfait, soupireront ils nostalgiques, certainement, sauf que nous ne gardons que les bons souvenirs et que ce sont les adultes qui l’ont éduqué. La ressemblance physique est acquise, le reste suivra! Et non, bien rarement et le propriétaire de noter chaque méfait qui éloigne le nouveau de l’ancien idéalisé. La désillusion est si grande que, maintes fois, le chien est cédé ou retrouve son boxe au refuge.

Le cas auquel je fais allusion est celui d’une dame qui, ayant choisi sur photo d’un site d’annonces locales, le portrait craché du Berger Allemand compagnon de jeux de son adolescence, s’est retrouvé avec, au bout de la laisse, un balèze, non éduqué et plutôt agressif. Agée de 70 ans. Brutus lui avait, de surcroit, déboité l’épaule. Direction SPA.

– Prendre un chien dans un but précis:

Récemment, nous avons eu le cas d’un cavalier qui rêvait de chevaucher son destrier, le brave Médor galopant à ses côtés. Las, à la première ballade, le chien part chasser de son côté, ne prêtant aucune intention à son maître qui s’égosillait à l’appeler.

Retour à la case-départ, le refuge.

– Le phantasme du chien idéal, livré clef en main:

Il s’agit d’un chien d’un certain âge, adopté et retrouvé attaché dès le lendemain, au portail de la SPA. Le motif, découvert bien plus tard, était 3 pipis la première nuit! Ce chien et combien d’autres, s’était retrouvé en appartement après plusieurs années en refuge où, bien sûr, les besoins se font à l’intérieur du boxe. Laissez-lui le temps de se réhabituer aux promenades, félicitez-le exagérément dès qu’il s’y soulage, au bout de 2 ou 3 jours, en général, le problème est résolu.

Un autre, n’était pas assez câlin, il avait vécu, des années, isolé dans un garage, ou encore ce chien de chasse, dont le crime était d’avoir constamment le nez par terre, en promenade.

Dernier cas, parmi ce triste florilège, très récent et, pardonnez-moi, qui me touche personnellement. Une adoption trop rapide où je n’ai pas assez creusé les attentes de l’adoptante. Je lui avais expliqué que, après 1 ou 2 mois parmi mon groupe de chien, Milou tolérait le chat de la maison, avait un excellent rappel, ne fuguait pas, mais avait tendance à chaparder ce qui se mangeait sur la table, dès que l’on tournait le dos.

A part aimer la voiture et déborder d’affection, Milou ne trouva pas grâce, à ses yeux.

– Arrivée à destination, la dame laissa Milou en liberté et il fila sans demander son reste:

Donc, il fugue ! Quelle idée de lâcher un animal dans un environnement inconnu et sans lui avoir laissé le temps d’y trouver des repères.

– Milou, rattrapé, entra à la maison et… il coursa le chat.

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Contrairement aux miens, son chat ne connaissant pas les chiens, s’est enfui et Milou, prédateur comme la plupart de ses congénères, l’a poursuivi. Une période d’adaptation de l’un et de l’autre, n’aurait pas été superflue.

– Dès le premier soir, Milou est monté sur le canapé pour dormir: horreur, malheur et décidément irrécupérable.

Milou est très réceptif au « non », si tant est que ce dernier soit ferme et sans appel, il s’engouffrera dans la moindre faille, car pour un chien, tout ce qui n’est pas interdit, est autorisé. Un vieux fauteuil l’aurait comblé.

J’avais prévenu cette personne que Milou risquait de se servir sur la table, sitôt le dos tourné. Même pas vrai, il ne touchait à rien. Super, car ici la concurrence est impitoyable et c’est au premier qui s’emparera du croûton de pain oublié. Question de survie ancestrale.

Et autres reproches du même tonneau. Mon Milou était définitivement recalé, alors qu’avec un minimum de bon sens et de tolérance, pour lui laisser le temps de s’adapter à un nouvel environnement et aux mœurs locales, cette adoptante, trop impatiente, aurait gagné pour de longues années, un compagnon aussi fidèle qu’affectueux.

Alors, pour ceux qui estiment que même un Tamagotchi (animal virtuel des années 2000) est contraignant, qu’ils prennent une peluche, il y en a qui ronronnent.

Elisabeth Chanal


3 Comments

  1. félicitation pour ce beau résume c’est tout a fait ça mais noël est dans 6 semaine alors il y en as qui y croit encore que avoir un animal demande de l’éducation et de l’intention n’oublie ont pas le que les animaux c’est comme ont les éduques

  2. Bonsoir, moi ça fait 2 mois que j’ai adopté un chien de la réunion à la spa de Morée il est absolument adorable un petit pipi en 2 mois par contre il ne supporte pas de rester tout seul et encore il est toujours avec la chienne de la maison mais voilà. La patience la tendresse les câlins et le loulou s’adapte parfaitement que du bonheur

  3. Posons nous les bonnes questions, sommes nous idéaux pour nous mêmes….. Pourquoi attendre des autres ce que nous ne sommes pas. N’attendriez pas une deuxième chance ? Eux aussi, à vous de voir et d’être en adéquation avec votre conscience ou vous même tout simplement.
    Namy

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