DE PIRE EN PIRE…

 

 

Une petite rue de Romorantin, jadis paisible et depuis plus d’un mois, des jappements jour et nuit, lancinants, parviennent aux oreilles des voisins, insomniaques depuis lors. Une jeune chienne est détenue (au sens de prisonnière) dans ce qui devait, autrefois, être une courette et aujourd’hui, une benne à ordures. Diogène, sors de ce corps !

Ce brave homme qui refusait toute convention sociale, afin d’accéder à une totale liberté matérielle et mentale, récidivait à l’étage.

Sauf que Diogène, dans sa folie, vivait seul dans son tonneau et que là, en sus de cette chienne, survivait, au milieu de détritus malodorants, un chiot, une dizaine de chats ou chatons et des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie). Sonores ou olfactives, les nuisances ont été dénoncées à la gendarmerie et des enquêteurs de la SPA se sont présentés au domicile et refoulés vertement.. Alors, si on le savait, que n’a-t-on pas agi ? Éructerez-vous à juste titre. On le fit, ce nous semble frileusement. « On » a constaté que la cour était jonchée d’immondices, itou pour l’intérieur et dénombré un nombre impressionnant d’animaux. La Direction des Services Vétérinaires (DSV) a-t-elle été informée de cette sordide situation ? Il fût, dit-on, benoîtement répondu à un plaignant qui leur posait la question, que les animaux n’étaient pas mourants. Bien sûr, puisqu’ils geignent et bougent. Et bien si, c’est ainsi qu’on les a découverts, après plusieurs jours sans boire ni manger.

Sans nouvelles de la locataire, les pompiers sont entrés. Spectacle tsunamique, désolant. Le chiot est très mal en point, déshydraté, n’ayant plus la force de boire ni de manger et infesté de puces, comme les chatons, leurs yeux paraissant immenses, tant leur tête est amaigrie et la chienne, esquintée qui se traine sur 3 pattes.

Très réactive, quoique surchargée d’animaux trouvés, abandonnés ou retirés pour cause de maltraitance, la SPA  de Sassay est venue chercher les captifs. Il n’était que temps, 24h de plus et c’était le croque-mort qui se déplaçait. Quant à la geôlière, inconsciente de sa responsabilité dans l’affaire, elle voue aux gémonies la terre entière et, en particulier, les associations de protection des animaux.

Question : La loi a changé récemment le statut des animaux. Ne peut-il être prévu que si la situation de maltraitance, dénoncée par des particuliers et relayée par des associations, est avérée, la Gendarmerie puisse intervenir et pénétrer dans les logements, sans attendre l’autorisation d’un Procureur, pas toujours joignable promptement ?

 

E C

 

Obligations d’un propriétaire envers un animal domestique :

 

Alimentation

Le propriétaire d’un animal de compagnie doit mettre à sa disposition :

  • de la nourriture équilibrée et en quantité suffisante pour le maintenir en bonne santé,
  • de l’eau fraîche renouvelée et protégée du gel dans un récipient maintenu propre.

Abri

Un animal de compagnie ne doit pas être enfermé dans un local, dans des conditions incompatibles avec ses nécessités physiologiques.

Sanctions

 

Mauvais traitements

Le propriétaire d’un animal qui ne respecte pas ses obligations (absence de soins, conditions de détention inadaptées, privation de nourriture, etc.) est puni de 750 € d’amende.

Abandon, sévices graves et actes de cruauté

Le propriétaire qui abandonne son animal peut être puni de 2 ans de prison et 30 000 € d’amende.

Le juge peut prononcer, à titre complémentaire, l’interdiction définitive ou provisoire de détenir un animal.

Les mêmes peines s’appliquent en cas de sévices graves ou actes de cruauté envers un animal.

Personnes à contacter

En cas de maltraitance animale, il faut contacter :

  • les autorités (gendarmerie, police, services de la préfecture, etc.),
  • les services vétérinaires de la Direction départementale de protection des populations,
  • une association de protection animale.

N’hésitez pas à porter plainte à la Gendarmerie, avec un dossier contenant des témoignages (imprimés CERFA 11527-02 Attestation sur l’honneur), des photos, des vidéos… et surtout, parlez-en autour de vous.


3 Comments

  1. Récit d’épouvantes transcrit si finement !
    Au risque de me répéter, comment au 21ème siècle, dans un pays dit « civilisé », peut-on encore voir ces horreurs.
    Comment certains « humains » peuvent ils agir de la sorte en toute impunité ?
    Comment certains « humains » peuvent savoir et ne rien dire, ne rien faire, ne rien condamner ?
    Quand allons nous prendre en compte le fait qu’un animal et avant tout un être vivant, certainement plus doué de sensibilité que certains être « humains » abjects .
    A quand un monde doué d’intelligence ?
    Mais quelle honte ! Honte à ceux qui ont fait subir. Honte à ceux qui savaient. Honte à ceux qui n’ont pas voulu faire cesser plus tôt.

    « La grandeur et le développement moral d’une nation peuvent se mesurer à la manière dont elle traite ses animaux. » Gandhi

  2. c est scandaleux tous ces bureaucrates qui s en foutent que des êtres vivants soient en train de mourir quelque part pendant qu ils sirotent leur bourbon en fumant un cigare!!
    Il faut attendre qqu ils soient morts pour intervenir????? sans doute pensez vous la même chose quand un enfant est en danger??? On a paas 2 coeur; un pour l humain , un pour les animaux! on en a un pour tous!!
    Faire souffrir un animal c est comme faire souffrir un enfant!! c est d une lâcheté sans nom qui devrait être sévèrement puni!!!! Alors Mesdames et Messieurs les procureurs, puissions nous vous mettre dans des cours insalubres jonchées d immondices sans eau ni nourriture à attendre votre fin avant d alerter les secours! Cela vous ferait peut être réfléchir un peu!!!!!!!

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