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Plusieurs chiens adoptés en SPA, sont rapportés quelques jours, voire 2-3 semaines après leur adoption. Les motifs sont pour le moins futiles. Pour l’un, le chien préfère une autre personne que son adoptant, l’ingrat ; pour un autre, il n’est pas aussi affectueux qu’il « me le doit » avec la variante : « il n’obéit pas comme je l’entends » ou pire « ça ne m’amuse plus ». En fait, ces gens ont acquis un bien qui se doit d’être conforme à la représentation idéalisée qu’ils s’en font. Sinon, il n’y a qu’à le rapporter au magasin et se faire rembourser.

Ces chiens seraient-ils des monstres ? Que nenni ! Ils ont tout simplement subi, par l’abandon, un traumatisme qui laisse des traces et un passé, dont il faut tenir compte. Un chien est un puzzle et chaque signe est un indice, nous permettant de supposer ce qu’il a vécu, ses angoisses, mais aussi ses capacités. Ainsi, le vieil Ugo qui a le coup de dent facile quand on s’approche de sa gamelle, a certainement lutté pour survivre dans une meute. Il m’a mordu 2 fois, mais ma main ou mon pied ne sont pour lui qu’une ombre, menaçante et non identifiée, d’autant plus qu’il est sourd. Pas de quoi s’en débarrasser, la prochaine fois, je ferai un détour. Rares sont les chiens qui, entrant pour la première fois dans la maison, n’y font pas pipi. Ils ne marquent même pas leur territoire, mais sortent de plusieurs années de boxes où ils y faisaient leurs besoins. Ces chiens en un rien de temps, réapprennent la distinction entre dedans et dehors.

Heureusement, à côté de ces adoptants capricieux, il y a les vrais, ceux qui se décarcassent à chercher toutes les solutions imaginables, pour faciliter la cohabitation. Ils savent, eux, que le stress de leur protégé peut être généré par le milieu inconnu où il se retrouve, un changement de sa routine à la SPA ou la séparation sociale d’avec leurs camarades de boxes. Sous-estimer ces considérations ou méconnaitre le passé du chien font courir le risque d’un début de vie commune, difficile. Et puis, ce n’est pas parce que votre nouveau compagnon a été abandonné, que vous devez renoncer à tout principe d’éducation. Les règles simples, intelligemment établies, servent de ligne directrice et sont sécurisantes pour les deux parties.

Elisabeth Chanal


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Voici un article de la personne qui a pris Bob en famille d’accueil depuis un an :

 

Tant pis pour eux :

Eux, ce sont ceux qui l’ont abandonné, il y a 10 ans. Eux, ce sont ceux qui ont voulu l’adopter, mais l’ont ramené à la SPA, parce qu’ils n’ont pas voulu ou pu attendre.

Attendre quoi et de qui. Qui, c’est « le grand Bob » et il a fallu attendre 10 mois pour qu’il se révèle un brave chien formidable.

Arrivé, il y a tout juste un an, en famille d’accueil en Sologne, Bob, croisé Kortal en a hérité un caractère têtu, individualiste et fugueur. Il devait avoir aussi des gènes de kangourou, puisque des clôtures de 2 mètres de haut ne lui posaient aucun souci pour prendre la poudre d’escampette. Mais Bob avait des circonstances atténuantes, car isolé pendant si longtemps, il ne supportait plus ses congénères et son atavisme « chien de chasse » le faisait courser les chats, exterminer mes poules.. Mais, seul a agir de la sorte dans un groupe de chiens sociables, Bob s’est rapidement plié aux règles familiales. Un petit progrès marquait chaque jour et assez rapidement, Bob évolua parmi toutes sortes d’animaux, sans montrer le moindre signe d’agressivité envers eux. Bob s’embourgeoise, il a pris du poids, occupe un panier taille Terre-Neuve et, cet hiver, s’est approprié un radiateur, contre lequel il se love avec un soupir d’aise.

Bob s’est aussi mis à communiquer et aboie pour demander quelque chose : ouverture de porte, promenade, à manger… Il se montre affectueux, attentif aux ordres et est lâché avec la meute dans la propriété, sans chercher à s’échapper. Voyant mal, Bob se fie à son ouïe pour me retrouver dans les champs. Il s’assied et écoute. Guidé par mes appels, infléchissant sa course dans notre direction, la façon que ce grand chien a de se repérer est impressionnante.

Les copains, l’espace, à manger… si ce n’est pas le bonheur, ça y ressemble !

En arrière-plan, voici Ugo, croisement de Braque mâtiné de Labrador chocolat qui n’aurait pas fait de vieux os, avec la canicule. Respirant très mal, assez affaibli, il récupère progressivement, depuis 3 semaines. Mais ceci fera l’objet d’une autre histoire.

BOB ET UGO


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La personne qui a pris Tanguy en famille d’accueil a tenu à lui rendre cet hommage

<Ce brave vieux Tanguy

Un grand tour et puis s’en va et pour faire un tour, il lui en a fallu du courage à ce brave toutou.

Il y a 15 mois, à son arrivée à la ferme où il a rejoint la bande des seniors de Sassay (Grisby, Rêve et depuis cet été, le grand Bob), Tanguy, paralysé du train arrière par l’arthrose, sourd et malvoyant, n’a eu de cesse de marcher. De guingois, bien sûr, mais déterminé, il déambulait dans la cour ou en dehors pour de courtes promenades et rappliquait, aussi vite que ses camarades, au moment des repas.

Depuis 3 mois, Tanguy paraissait fatigué. Il mangeait toujours de bon appétit, mais s’oubliait parfois. Surtout après la brusque disparition de Rêve, terrassée par une crise cardiaque fin mars dernier. Pourtant, samedi 2 mai, Tanguy a tenu à accompagner mon petit-fils de 5 ans dans la cour, entre deux averses, a piqué son os à Bob et fait honneur à sa gamelle. C’est dans la nuit, vers 3 heures du matin, qu’il est tombé dans un état comateux et endormi par le vétérinaire, le dimanche.

Tanguy avait 15 ans et demi et refusait de baisser… les pattes.>

Tanguy avril 2015


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Un adieu à notre Clifford qui nous à quitté le 24 février, à l’âge de 8 ans et après 4 ans derrière les barreaux.

Il a été très chouchouté et beaucoup promené par les bénévoles.

Repose en paix gentil Clifford.

CLIFFORD


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